Hellenikon Idyllion

 

- de l’idée jusqu’à la réalisation d’un lieu de rencontre culturel -

      ( 25.01.2005)

                                                                              

Pour raconter l’histoire de l’Hellenikon Idyllion à ceux qui s’y intéressent, les informations et événements les plus importants seront résumés ici.

 

L’histoire de l’Hellenikon Idyllion commence


C’est en 1990 que le fondateur Andreas Drekis, fils d’un prêtre gréco-orthodoxe d’Egion, commence avec beaucoup d’efforts, à réaliser les idées et les valeurs du centre l’Hellenikon Idyllion et à les propager en Grèce et dans toute l’Europe. Le but est de conserver des valeurs spirituelles et culturelles en danger de disparition et de les remettre au goût du jour en les faisant vivre d’une manière nouvelle et intense.

Après le baccalauréat au lycée d’Egion, Andreas Drekis a fait des études en économie nationale à l’université de Berne, en Suisse, chez le professeur Egon Tuchtfeld. En 1967, à l’occasion d’un séminaire sur le thème «L’augmentation du produit national brut est un des buts de la politique économique», il a proposé de fonder une nouvelle science nommée «science du bonheur nationale» (par opposition à la science de l’économie nationale). Cette nouvelle science dont le but serait la recherche du bonheur et la définition de valeurs qualitatives, serait réalisée avec la collaboration de toutes les autres sciences sous la direction de l’économie politique. Le plus important serait de trouver une méthode effective pour augmenter la qualité de vie qui ne se mesure pas en quantité. Ce n’est que quinze ans plus tard qu’on a retrouvé ces pensées dans les discussions publiques. Aujourd’hui, des psychologues et des économes, reconnus dans le monde entier, font des recherches sur le bonheur, critère de toute prospérité. (Lisez l’article du magazine allemand «Der Spiegel», avril 2003.http://wissen.spiegel.de/wissen/dokument.html?id=26740797&top=SPIEGEL&suchbegriff=Gluecksforschung&quellen=%2BBX%2CWIKI%2C%2BSP%2C%2BMM%2CALME%2C%2BMEDIA&vl=0  

 

 http://www.wieobensounten.de/pers/emotion/paradies.html )
Depuis 1990, Andreas Drekis dirige l’Hellenikon Idyllion à Selianitika. Il en a conçu lui même l’architecture, suivant l’idée que les logements et le jardin produisent un dialogue, tout en inspirant les hôtes à un échange créatif dans un ensemble de musique et de culture. L’Hellenikon Idyllion est un jardin des Muses où règne l’esprit grec classique, libre et philophosique. Au milieu de ce jardin, il y a des bungalows et une villa avec des appartements. Les habitants ont directement accès au jardin par des escaliers externes et par des grandes vérandas et terrasses où montent des vignes. Le jardin est plein de fruits : figues, oranges, citrons, pamplemousses, nèfles, grenades, olives et dix différentes sortes de raisins.

 

Il y a aussi une bibliothèque en grec et en allemand, plusieurs instruments de musique, un pavillon avec un piano à queue, des salles de répétition et deux scènes en plein air. L’infrastructure avantageuse du centre et le fait qu’il est directement situé au bord de la mer offrent aux hôtes à la fois le repos, l’inspiration, l’échange international et la créativité musicale, artistique et dans la littérature grecque classique. (Pour plus d’informations voir: http://www.idyllion.gr/AllgemF.htm).

 

 

Les premiers hôtes à l’Hellenikon Idylion

 

Un des premiers, en 1991, était Alois Springer, conducteur allemand exceptionel et lauréat quintuple, p.ex. du prix Koussevitzky-Conducting et du prix Dimitri-Mitropoulos (médaille d’or) de New York. Il a découvert l’esprit de l’Hellenikon Idlyllion du début et pour lui et pour son travail de création. Le collaborateur personnel de Leonard Bernstein, conducteur de la philharmonie de New York, conducteur chef de la philharmonie Hungarica, deuxième conducteur chef de Radio Luxembourg et conducteur pendant plusieurs années du grand festival de Berkshire Tanglewood/Etats-Unis a donc connu la vision d’Andreas Drekis. Cela lui a fait penser à la résidence d’été de l’orchestre symphonique de Boston à Tanglewood, et malgré ses engagements dans le monde entier, il a décidé d’aider à réunir des gens sensibles à l’art, dans cet endroit idyllique au soleil, au vent et à la mer grec, dans l’esprit des Muses.

Depuis son premier séminaire pour orchestre, il est revenu chaque année à l’Hellenikon Idyllion – pas seulement en tant qu’hôte, mais aussi comme membre du jury et conducteur, encourageant ainsi des compositeurs grecs et des orchestres européens. L’année dernière, il est venu avec son orchestre symphonique d’étudiants de Marbourg. Le 5 février 2005, il va diriger l’orchestre Berliner Symphoniker pour un concert à Berlin. Peut-être aussi cet orchestre extraodinaire va découvrir le soleil, la mer et l’esprit de l’ Hellenikon  Idyllion… (www.alois-springer.de.)

 

L´été de la même année, l’Orchestre symphonique de Jeunes de Schleswig Holstein sous la direction de Hajo Jobs nous a rendu visite ; les 65 membres et Hajo Jobs reviendront cette année en août pour la quatrième fois.

 

Un chœur de 80 personnes avec un orchestre à cordes d’Oldenburg a passé ses semaines de répétition chez nous en 1991 y combinant des visites archéologiques et des concerts. Ainsi 80 musiciens ont exécuté dans la salle de l’orchestre philharmonique d’Egion le chant écclésiastique byzantin «Ti ypermaxho» pour lequel le compositeur Nikos Butsinosa a fait l’arrangement pour orchestre et chœur. Le compositeur ainsi que l’évêque étaient parmi le public. Ce fut un grand succès et les auditeurs en étaient enthousiasmés.

 

En 1992, l’Orchestre symphonique de Jeunes de Leipzig (100 personnes) sous la direction du conducteur Ivan Ivanovits est venu à l’Hellenikon Idyllion. Le sommet de son programme fut la première représentation de l’œuvre pour orchestre, soprane et tenor de l’Epigramme de Thermopyles en grec ancien «O xein angellein Lakedaimoniois... (O étranger, annonce aux Spartanois...)». Cette composition est consacrée aux Spartanois sous le commandement de Léonidas, morts dans la bataille auxThermopyles contre l’armée perse. Nikos Butsinos l’avait composée sur l’ordre d’Andreas Drekis et il l’a chantée lui même avec sa femme Barbara Luther, Mezossoprane. Les premières représentations ont eu lieu au château du moyen-âge Chlemuzi devant 1500 auditeurs et à Selianitika sur la place principale, face à la mer, avec le ministre de la défense Spilios Spiliotopulos parmi le public.

 


Langue, littérature et philosophie classiques

 

Le séminaire international de 2 semaines avec le titre  «Parler, penser et philosopher en grec ancien» a débuté en 1993. Dans le monde entier, il n’y a aucune entreprise pareille pour réanimer la langue du grec ancien, les pensées et la littérature de l’antiquité classique. L’idée et l’initiative unique d’Andreas Drekis font jusqu’à aujourd’hui sensation chez les adorateurs et amants de la civilisation antique. Ce séminaire est toujours son projet favori. Jusqu’en 1995 il était dirigé par le philosophe allemand Thomas Fuchs, un excellent connaisseur de cette langue. Avec ses profondes recherches sur le lexique, il a créé une base pour discuter en attique sur des sujets modernes de nos jours.

 

Après lui, le philologue et historien Helmut Quack de Husum s’est chargé de la direction du séminaire. Lui, à coté de la littérature du grec ancien, aime aussi celle du grec moderne et il aime bien mettre au centre de ses séminaires des sujets philosophiques. Il choisit lui même des textes appropriés et les fait lire, expliquer et partager par les participants. Pendant deux semaines, on entend le son de la langue attique, employée à des contenus pleins de valeur et d’esprit. Beaucoup de participants reviennent pour assister au séminaire de l’année suivante si c’est possible, parce que nulle part ils ne peuvent pratiquer cette langue plus intensivement.

 

Au cours de chaque séminaire, le dirigeant fait des conférences sur des sujets en rapport avec le séminaire, en allemand et en grec moderne, le public intéressé vient de la région d’Egion et de Patras. Les thèmes étaient par exemple  «L’inspiration grecque de Goethe» ou «Les religions de l’antiquité postérieure et le Christianisme ». Vers la fin du séminaire, les participants écrivent eux mêmes des textes en attique, le plus souvent comme dialogues humoristiques qu’ils mettent sur scène. A l’occasion de la représentation finale ils les jouent devant les autres hôtes et les amis de l’Hellenikon Idyllion, sur une des scènes ou sur la pelouse. (Pour plus d’informations cliquez nos sites: http://www.idyllion.gr/InhaltClassG.htm  et http://www.idyllion.gr/Programm2005F.htm)

 

En 1998, Andreas Drekis a fait naître le concours attique. On y rassemble des traités courts, avec un sujet philosophique ou littéraire qu’on peut choisir librement et qui doit être écrit en grec ancien. Ce concours a lieu à l’occasion du séminaire grec mentionné au-dessus et en est déjà à sa septième année. Le gréciste Helmut Quack et d’autres philosophes examinent avec Andreas Drekis les textes présentés, choisissent les gagnants et fixent les prix. (Pour plus d’informations, cliquez ici: http://www.idyllion.gr/InhaltClassG.htm)

 

Au cours des années passées, des conférences de deux jours, des séminaires, des colloques ont  eu lieu dans le jardin de l’Hellenikon Idyllion. On y a traité des sujets littéraires, poétiques et philosophiques de l’antiquité grecque, on a discuté d’auteurs antiques et modernes, comme Sapfo, Homer, Seferis, Sikelianos, Kavafis, Takis Antoniou. La société des écrivains grecs et le magazine littéraire «Omprela» et d’autres personnalités ont assisté aux manifestations, qui comprennent toujours des concerts pour des invités venant d’Athène et de sa banlieue.

 

   

La musique : concerts et concours

 

Jusqu’à aujourd’hui, l’Hellenikon Idyllion a acceullit environ 80 orchestres et choeurs qui ont donné plus de 400 concerts à haut niveau dans des villes grecques comme Patras, Egion, Akrata, Messolongi, Metochi, Nafpaktos, Galaxidi, Amfissa. Pyrgos, Amaliada, Lechena, Olympia, Xylokastron, Loutraki, Korinth, Argos, Athène et sur l’île Kefalonia un grand nombre d’auditeurs ont assisté aux concerts, dont l’entrée était toujours gratuite.

 

Un «concert symphonique boukole» dans le village Peristera sur les pentes de la montagne d’Helmos  où se trouve la source mythologique du Styx a été organisé pour la première fois en 1995 et a été donné par l’orchestre symphonique de Schleswig Holstein. C’était déjà la deuxième fois que les 70 membres sous la direction de Hajo Jobs venaient chez nous. Les jeunes musiciens ont joué entre autre des oeuvres internationales ainsi que des extraits de l’oratorium «Axion esti» de Mikis Theodorakis. On a appelé «festival boukole» ces concerts qui sont organisés depuis 10 ans maintenant pour porter la musique classique dans la montagne grecque et pour offrir comme cadeau aux musiciens et aux auditeurs la sensation d’une musique exécutée dans un cadre naturel avec une source d’inspiration. Dans ce même endroit, à 1200m d’altitude, sous les arbres du square du village, au claire de la lune, les 80 instrumentalistes de l’orchestre symphonique de l’école de musique de Singen (qui a gagné des premiers prix dans des compétitions européennes) ont encore donné un concert, le 31 juillet 2004.

 

Un des événements les plus importants à l’Hellenikon Idyllion était le concours de composition en 2002 qu’Andreas Drekis a offert pour une adaption vocale et symphonique des hymns de la victoire de Pindar. Ce poème était consacré aux vainqueurs des compétitions du pentathlon antique (course, saute en langueur, javelot, disque, lutte) qui avaient lieu dans les sites classiques de Nemea, Olympia, Delphi et Isthmia. La résonance en était grande : 21 compositeurs de 11 pays y ont participé. Les 11 meilleures œuvres ont été couronnés, dont celles de Nikos Konstantinidis (professeur en composition à l’université Lousiana, Etats-Unis). Son œuvre a était représenté en juillet 2002 dans quatre villes en Grèce par l’orchestre symphonique de Strasbourg qui à l’époque séjournait à l’ Hellenikon Idyllion.

 

En septembre de la même année, le choeur de Malta, accompagné d’un piano, a exécuté la lutte, tirée de la composition du gagnant anglais Andrew March, au musée d’Egion en présence du maire de la ville. L’année passée, une autre oeuvre lauréat, celui du compositeur Spyros Mazis, a été présenté au public par l’orchestre symphonique et le choeur de Meran en Italie sous la direction du conducteur Richard Sigmund : le 21 août au théâtre antique d’Argos, le 23 août au théâtre antique d’Oiniades et le 26 août à l’ Hellenikon Idyllion. C’étaient des événements extraordinaires et pour les interprètes et pour le public. Reste à mentionner que les membres du jury étaient : le professeur de composition de l’Université des Arts à Viennes Werner Schulze, le conducteur allemand Alois Springer et le conducteur grec Rafail Pylarinos. (Pour plus d’informations cliquez : http://www.idyllion.gr/kompositionswettbewerb.htm (en allemand seulement)
et  http://www.idyllion.gr/Highlights2004F.htm).

 

À beaucoup de jeunes doués - Grecs et Etrangers - on a donné la possibilité de faire un récital au cours d’un événement ou de jouer comme solistes accompagnés par un des orchestres invités. Parmi eux étaient des enfants prodigues comme la fille de 8 ans Sophie Moser, le garçon de 11 ans Werner Schnitzer et Konstanze Ziemmann, 15 ans, les deux premiers étant des lauréats en violon, la troisième, en piano, au concours  «Jugend Musiziert» de la République Fédérale d’Allemagne.

Du coté grec, des lauréats des concours nationaux et internationaux ont participé, par exemple Vassilis Varvaressos, Marianna Katerelou , Viki Janoula,  et Marios Kazas, tous des solistes en piano, qui ont joué avec nos orchestres. L’année passée, l’enfant prodigue Arsenis Selalmasithis (13 ans), soliste en violon de Patras, a exécuté des oeuvres de Paganini et de Mendelson.


Le conducteur Walter Kempfel, un des plus grands conducteurs avec une réputation internationale, a été chez nous avec son orchestre en 2003 et a donné des concerts. Il a déjà dirigé les Philharmonistes de Berlin et l’orchestre philharmonique de Tokyo. En septembre 2005, il viendra avec son orchestre professionel «Bavarian Classics» de Munich. Des solistes grecs sont aussi prévus au programme ; on représentera des oeuvres de Mozart (Pour plus d’informations cliquez http://www.idyllion.gr/Programm2005F.htm)



 

Projets actuels

 

Cette année, en 2005, on va loger 9 à 11 orchestres et chœurs – nombre important dont nous sommes fiers. Dès maintenant l’organisation de 40 concerts dans plusieurs villes en Grèce a commencé, sans tenir compte des représentations dans notre jardin des Muses.

 

De plus, deux grandes manifestations littéraires et artistiques seront organisées cette année. L’Allemand Franz Kaprik, étudiant en philosophie, est en train d’écrire un libretto en grec ancien pour un opéra dont l’action se déroule au temps de l’antiquité. Bientôt on va annoncer un concours international pour l’adaption symphonique du texte.

 

Et «Anchibasie – la Philosophie comme Muse», œuvre du professeur Werner Schulze, compositeur, scientifique et professeur universitaire (www.werner-schulze.at) verra sa première représentation au jardin de l’Hellenikon Idyllion. Cette œuvre, inspiré des fragments des philosophes Empédocle et d’Héraclite, sera donnée le 21 août par l’ensemble musical Dithyrambos de Viennes, en présence du compositeur. Avant la représentation même, Werner Schulze fera un séminaire/conférence à l’Hellenikon Idyllion, dont le sujet sera : «L’harmonie cachée est plus puissante que l’harmonie manifeste - fragments d’Héraclite et le Timaios de Platon». 

 

En 2001, l’Hellenikon Idyllion a fondé l’association (d’utilité publique) «Les amis de l’Hellenikon Idyllion» pour rendre plus connu ses buts avec l’aide des membres actifs de l’association, tous amants de la culture. Parmi les membres honoraires il y a le professeur de l’université technique et ancien ministre des affaires culturelles de la Grèce Dimitris Nianias et l’entrepreneur gréco-américain Theodoros Spyropoulos, président du conseil gréco-américain.

 

Reste à mentionner que depuis 2002, il y a des étudiants et étudiantes chez nous qui font un stage en gestion culturelle et touristique. Ils nous aident à organiser les projets divers de l’Hellenikon Idyllion.

 

 

Pour trouver plus d’ informations voir notre site Internet www.idyllion.gr.

Pour des articles de presse grecque et internationale, qui se consacrent aux manifestations culturelles que nous avons offertes au public des villes grecques ou bien à notre jardin sans pareil, idyllique, dans l’esprit d’Epicure, cliquez http://www.idyllion.gr/PresseE.htm

Pour nous contacter: email: hellenikon@idyllion.gr, tél. 0030-26910-72488,

fax: -72791